Cabarets

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Les cabarets artistiques à l’époque de Marcel Legay.
Dans son mémoire de thèse, Mary Ellen Poole, souligne avec justesse que la carrière artistique de Marcel Legay coïncide très exactement avec l’âge d’or des cabarets artistiques 1880-1914. De fait, Marcel Legay a chanté dans presque tous les cabarets artistiques de Montmartre et du Quartier Latin. Au début de sa carrière, alors qu’il chante aussi bien dans les rues que dans les beuglants, les cafés-concerts et les sociétés lyriques, il est de ceux qui participent à la création du club littéraire des Hydropathes d’Emile Goudeau (1878) et à l’ouverture d’un des tout premiers cabarets, le Chat Noir de Rodolphe Salis (1881). En 1914, à la veille de la Grande Guerre, quelques mois avant sa mort, il chante encore dans les tout derniers cabarets artistiques de Montmartre et du Quartier Latin.

Liste des cabarets (ordre de leur date de création) : nom, période, adresse. Direction. Chansonniers. Commentaires.
Sources principales : Léon de Bercy (Montmartre et ses chansons), Mary Ellen Poole (mémoire de thèse), Jean Buzelin (pochettes des CD « Paris – Montmartre » et « Le Lapin Agile ») et Christian Wacrenier (site montmartre-secret.com).

Au rendez-vous des Voleurs, 1795-1869, 2, Rue des Saules. Cette auberge de rouliers deviendra par la suite le mythique cabaret du Lapin Agile.

Lapin Agile (Le) (ou Lapin à Gill) [1869-1886 : Le Cabaret des Assassins, 1886≈1893 : A ma Campagne], 1869-1914, 2, Rue des Saules. Direction, successivement : Léon et Fernande Salz (1869-1886), Adèle Decerf (1886-1893), Berthe Sébource (1893-1903), Frédé (1903-1913), Aristide Bruant (1913-1922), Paulo (1922-1972), Yves Mathieu (depuis 1972). Chansonniers : Marcel Legay, Jules Jouy, Gaston Couté, Maurice Rollinat, Charles Cros, Mac-Nab, Georges Auriol, Clovis Hugues, Paul Delmet, Marie Krysinska, Jehan Rictus, Aristide Bruant, etc.

Rat Mort (le), 1870-????, 7, Place Pigalle. En fait, il s’agit plutôt d’un café, rendez-vous des impressionnistes.

Nouvelle Athènes (La), 1870-????, 9, Place Pigalle. Au départ, un café qui sera relancé, sans succès, comme cabaret en 1903 par Eugénie Buffet.

Grande Pinte (La), 1870-1889, 28, Avenue Trudaine. Direction : Le père Laplace. Chansonniers : Marcel Legay, Emile Goudeau, etc. Selon Jean Buzelin : « Un certain Père Laplace tenait, vers 1870, un café 28, avenue Trudaine. En 1878, il le baptise La Grande Pinte et y reçoit le chansonnier Arthur Marcel-Legay, dit « Le Chauve chevelu » qui, jusqu’à présent chantait en terrasse à Montmartre, sur les boulevards et au Quartier latin … C’est en cet endroit, que nous pouvons considérer comme le premier « vrai » cabaret montmartrois, qu’Emile Goudeau rencontra Rodolphe Salis, artiste peintre sans réputation ».

Club des Hydropathes (Le), [puis Club des Hirsutes], 1878-1884. Direction : Emile Goudeau. Chansonniers membres du club : Marcel Legay, Maurice Rollinat, Fragerolle, de Sivry, Mac-Nab, etc. Il s’agit en fait d’un club littéraire qui s’est réuni en divers endroits du Quartier Latin puis à Montmartre, au cabaret du Chat Noir. Selon Christian Wacrenier (montmartre-secret.com) : « Mais c’est à Montmartre que Marcel Legay se sent bien. Il rejoint le club littéraire des Hydropathes, fondé par Emile Goudeau et qui compte parmi ses habitués Charles Cros, Alphonse Allais, Jules Laforgue, Jean Richepin… excusez du peu ! »

Auberge du clou (L’), 1881-1894, 30 Av Trudaine. Direction : Jules Moussot & Paul Thomaschet. Chansonniers : Marcel Legay, Vincent Hyspa, Paul Delmet, Victor Meusy, Eugène Lemercier, etc. On peut aussi y rencontrer Georges Courteline, Éric Satie et Claude Debussy.

Chat Noir 1 (Le), 1881-1885, 84, Bd Rochechouart, 18°. Direction : Rodolphe Salis. Chansonniers : Marcel Legay et la plupart des autres chansonniers. Selon Léon Durocher (« Les Hommes d’aujourd’hui ») : « Marcel Legay fut un des fondateurs de l’ancien Chat-Noir ». Selon Jean Buzelin :  » [Se produiront au Chat Noir] … ceux qui vont s’affirmer comme les premiers grands chansonniers de l’époque : Jules Jouy, Maurice Rollinat qui en sera la vedette le peu de temps qu’il restera au Chat Noir, Georges Fragerolle, Maurice Mac-Nab, présents dès l’ouverture, Marie Krysinska qui s’accompagne, comme Rollinat, au piano, Armand Masson, Georges d’Esparbès, Louis Marsolleau, Victor Meusy qui pousse la porte en 1882, Aristide Bruant, qui “fout un coup d’pied dedans“ l’année suivante, Marcel-Legay, etc. »

Chat Noir 2 (Le), 1885-1897, 12, Rue de Laval [qui deviendra la rue Victor Massé]. Direction : Rodolphe Salis. Chansonniers : Jules Jouy, Mac-Nab, Victor Meusy, Paul Delmet, Vincent Hyspa, Maurice Donnay, Jacques Ferny, Pierre Trimouillat, Gabriel Montoya, Eugène Lemercier, Léon Xanrof, Numa Blès, Gaston Sécot, Dominique Bonnaud, Jehan Rictus, Maurice Boukay, Léon Durocher, Maurice Vaucaire, Jean Goudeski, Edmond Teulet, Gaston Dumestre, Jules Moy, Miguel Zamacoïs, etc.

Mirliton (Le) [à l’emplacement du Chat Noir 1], 1885-1895, 84, Bd Rochechouart, 18°. Direction : Aristide Bruant. Chansonniers : Aristide Bruant et d’autres.

Taverne du Bagne (La) [Durée de vie : 6 mois], 1885-1886, 2, Bd de Clichy, 18° (angle Av des Martyrs) ; puis à Belleville. Direction : Maxime Lisbonne (ancien communard, déporté en Nouvelle-Calédonie). Chansonniers : Maxime Lisbonne.

Cabaret de la Franche Lippée (Le) [Expérience éphémère de quelques mois], 1885-1885, Rue des Abbesses. Direction : Marcel Legay. Chansonniers : Marcel Legay et d’autres. Selon Christian Wacrenier (montmarte.secret.com) : « Quand Salis déménage le Chat noir pour l’installer rue Victor Massé, Marcel Legay fonde le cabaret de la Franche-Lippée. Il en créera bien d’autres dont l’existence éphémère prouve, s’il en était besoin, qu’il n’était pas facile de vivre de son talent de poète dans le Montmartre des plaisirs« . Selon Jean Buzelin : « … prenons la rue des Abbesses où, dès 1885, Marcel-Legay — on le retrouve décidément partout — avait ouvert le Cabaret de la Franche Lippée« .

Caveau Latin (Le), [ex-Caveau des Alpes Dauphinoises], 1886-????, Bd Saint-Michel. Direction : ????. Chansonniers : Marcel Legay s’y produit quelques temps après l’échec de la Franche Lippée. Selon Léon de Bercy : «… puis il retourne au « Quartier » et fait les beaux soirs du Caveau Latin, où Lucien Hubert, le député actuel des Ardennes [texte écrit en 1903 !], disait des vers. Ce caveau occupait l’emplacement acquis il y a quelques années par la Compagnie des Chemins de Fer d’Orléans pour l’établissement de la gare du Luxembourg ».

Tambourin (Le) [Expérience éphémère de quelques mois], 1886-1887, 62, Bd de Clichy, 18° Direction : Agostina Ségatori. Chansonniers : ????. Selon Bernard Vassor : « La patronne de ces lieux et les charmantes hôtesses accueillaient la clientèle en costume folklorique…. Vincent Van Gogh y organisa une exposition de crépons japonais qui, selon Vincent lui-même, a été un désastre« .

Abbaye de Thélème (L’) [deviendra Le Coup de Patte dans les années 1920], 1886-1920, 1, Place Pigalle. Direction : Alexis Bouvier. Chansonniers : Marcel Legay, Emile Goudeau, Jean Richepin, Charles Monselet, Mac-Nab, etc.

Divan Japonais (Le) [Café de la Chanson (1875-1883, café-Concert), puis Divan Japonais (1883-1888 Café-Concert), Divan Japonais (1888-1894, Cabaret artistique), Concert Lisbonne (1994), Folies Montmartre (1996)], Divan Japonais à nouveau (1898-1900)], 1888-1900. Direction, successivement : Jehan Sarrazin (1888), Edmond Fournier (1893), Maxime Lisbonne (1894), Gaston Habrekorn (1895), 75, Rue des Martyrs, 18°. Chansonniers : Marcel Legay, Jules Jouy, Jean Varney, Charlus, Yvette Guilbert. Selon Jean Buzelin : « Repris en main par Jehan Sarrazin en 1888 qui l’installe au sous-sol l’année suivante, cet établissement sans prétention change alors de registre et de standing avec la participation du chanteur de caf’ conc’ Charlus, des chansonniers Jules Jouy, Marcel-Legay et Jean Varney, et surtout de la chanteuse Yvette Guilbert qui, en 1891, assure sa réputation avec un tour de chant d’un genre nouveau et un répertoire qui comprend les chansons de Léon Xanrof. »

Brasserie des Frites Révolutionnaires (La), [Expérience éphémère de quelques mois], 1888-1888, 54, Bd de Clichy, 18°. Direction : Maxime Lisbonne (ex-directeur de la Taverne du Bagne). Chansonniers : Maxime Lisbonne, Louis Bardet, Marcel Legay. Selon Jean Buzelin : »Inutile d’entrer, sauf peut-être pour les frites, l’endroit n’attirant personne malgré la présence signalée de Marcel-Legay« . Selon Hervé David (hervedavid.fr) : »les Frites-Révolutionnaires (Lisbonne), bd de Clichy, avec, comme vedette, Marcel Legay (l’originalité de la maison consistait dans la livraison de frites chaudes dans tout Paris) « .

Moulin Rouge (le) [Café-Concert], 1888-1914, 82, Bd de Clichy (Place Blanche), 18°.Direction : Joseph Oller et Charles Zidler. Chansonniers : Marcel Legay, Eugène Mercier, Edmond Teulet, Yon-Lug, etc.

Caveau des Roches Noires (Le), [ex-Café de Monte-Carlo], 1888-1892, 32, Rue Saint-Lazare. Direction : Les frères Dubusc. Chansonniers : Marcel Legay, Jean Varney, Gabriel Montoya, Hector Sombre, Andhré Joyeux, Baltha, Nobody (Léon Friedlander), Gasta, etc. Selon Hervé David (hervedavid.fr) : « le Caveau des Roches-Noires (1888), place Saint-Georges, qui connut une heure de gloire avec les chansonniers Gasta, Locatelli, Friedlander, Jean Varney, Baltha, Andhré Joyeux, Legay, puis les directeurs firent sombrer leurs programmes dans une basse pornographie, qui amena la fermeture du cabaret (1892)« .

Cabaret de l’Ane Rouge (Le) [ex-La Grande Pinte, cf. au-dessus], 1889-1905, 28, Av Trudaine. Direction : Gabriel Salis, puis Andhré Joyeux (1998), Léon de Bercy (1903). Chansonniers : Marcel Legay, Xavier Privas, Eugène Lemercier, Gabriel Montoya, Victor Meusy, Yon-Lug, Gaston Sécot, Léon de Bercy, Paul Delmet, Pierre Trimouillat, Xavier Privas, Gaston Dumestre, Gaston Couté, Eugène Manescau, Maurice Mérall, Jehan Rictus, Victor Tourtal, Paul Daubry, Anne de Bercy, Albert Chantrier. Mais aussi : Goudeau, Willette, Courteline, Gustave Charpentier, Paul Verlaine, Steinlen, Charles Cros. Selon Jean Buzelin :  » Fondé en 1889 par Gabriel Salis, le propre frère de Rodolphe, il accueille de nombreux “dissidents“ du Chat Noir comme Sécot, Léon de Bercy, Delmet, Trimouillat, Lemercier, Montoya, Meusy, Marcel-Legay… bref, une belle brochette de talents « .

Concert des Décadents (Le), [par la suite il deviendra le cabaret Le Grelot], 1893-1896, 16 bis, Rue Fontaine. Direction : Jules Jouy. Chansonniers : Marcel Legay, Jules Jouy, Paul Delmet, Armand Masson, Georges Tiercy, Paul Daubry, etc. Selon le site : « Le Café des Incohérents ouvre, en 1884, à cette adresse. Il devient le Concert des Décadents en 1893, sous la Direction : artistique de Jules Jouy. Repris en 1896 par la chanteuse Marguerite Duclerc, il porte son nom (Cabaret Duclerc). Cédé par sa propriétaire, il devient le Grelot ». Selon Jean Nemo, directeur artistique du cabaret : « Marcel Legay fut, durant les dernières années de sa vie, la vedette d’un cabaret appelé Le Grelot.

Carillon 1 (Le) [« Au coin de la rue des Martyrs », annonce l’affiche], 1893-1904, 43, Rue de la Tour d’Auvergne. Direction : Georges Tiercy, puis Bertrand Millavoye. Chansonniers : Georges Tiercy, Paul Delmet, Fursy (Henry Dreyfus), Numa Blès, Eugène Lemercier, Hugues Delorme, Xavier Privas, Yon Lug, Edmond Teulet, Georges Arnould, Albert Chantrier, etc.

Cabaret des Quat’z’Arts (Le), [ex-Cabaret de la Butte], 1893-1914, 62, Bd de Clichy, 18°. Direction : François Trombert, assisté de Jean Varney, Georges Baltha puis Léon de Bercy. Chansonniers : Marcel Legay et pratiquement tous les chansonniers de l’époque. Selon Jean Buzelin : « Outre Fragson, se produiront tous les grands chansonniers de Montmartre : Meusy, Sécot, Tiercy, Sombre, Albert Chantrier, Delmet, Lemercier, Marcel Lefèvre, Teulet, Louise France, Marcel Legay, Trimouillat, Yon Lug, Daubry, Montoya, Blès… dès les premières années, auxquels s’ajouteront Fragerolle, Botrel, Hyspa, Lucy Pezet, les nains Auguste et Delphin, Goudeau, Mévisto, Privas, Chezell, Ferny, Marinier, Rictus, Boyer, Bonnaud, Couté, Laurence Deschamps, Victor Tourtal, Fernand Dhervyl, Suzanne Dariel, Gaston Perducet, etc. »

Noctambules (Les), 1894-1939, 7, Rue Champollion. Direction : Martial Boyer. Direction : art. Marcel Legay, puis Andhré Joyeux, Léo Lelièvre, Henri Gréjois (1900). Chansonniers : Marcel Legay, Xavier Privas, Eugène Lemercier, Gabriel Montoya, Georges Tiercy, Yon Lug, Gaston Couté, Louise France, Numa Blés, P. Marinier, Ch. Fallot, Maurice Merill, Georges Gérard, René Marchais, Alcib Mario, etc. Selon Edmond Gambert (programme des « Noctambules ») : « Quand en 1895, Martial Boyer résolut de fonder un cabaret artistique au Quartier Latin divers essais venaient d’être tentés déjà, …, il s’en fut trouver Marcel Legay, qui accepta avec joie de venir fonder un cabaret artistique pour les étudiants.. Depuis le succès n’a cesse de s’accroitre grâce à l’intelligence et inlassable activité de Martial Boyer qui a toujours su grouper dans la Maison l’élite des chansonniers« .

Conservatoire de Montmartre (Le) [deviendra le Cabaret de la Veine ; en ce même lieu se succèdent 5 cabarets : la Morgue Littéraire, dir Hector Sombre (1892) ; Le Cabaret de la Corneille ; le Cabaret des Éléphants. Direction : Nobody. Direction : art. Eugène Lemercier ; Le Coup de Gueule. Direction : Léon de Bercy ; Le Conservatoire de Montmartre. Direction : Henri Martin], 1895-1902, 108, Bd Rochechouart. Chansonniers : Hector Sombre, Eugène Mercier, Léon de Bercy, Louise France, Numa Blés, Albert Chantrier, etc.

Chien Noir (Le), 1895-1898, Rue Faubourg Saint-Honoré. Direction : Equipe de dissidents du Chat Noir. Chansonniers : L’équipe de dissidents du Chat Noir : Jules Jouy, Jacques Ferny, Vincent Hyspa, Paul Delmet, Armand Masson, Yon Lug, Numa Blés, Marcel Lefèvre et Victor Meusy, plus Théodore Botrel qui y lance sa Paimpolaise.

Tréteaux de Tabarin (Les) [deviendra La Boîte à Fursy], 1895-1901, 58, Rue Pigalle. Direction : ????, puis Fursy. Chansonniers : Paul Delmet, Louise France, Théodore Botrel, Dominique Bonnaud, Jules Moy, Numa Blés, Fursy, Gabriel Montoya, André Barde, Gaston Sécot, Victor Meusy, Georges Baltha, Jules Mévisto, etc.

Cabaret de la Roulotte (Le), 1896-1900, 42, Rue de Douai. Direction : Georges Charton. Chansonniers : Marcel Legay, Jehan-Rictus, Emile Goudeau, Hugues Delorme, Jacques Ferny, etc. Selon Jean Buzelin : » Georges Charton a, en 1895, ouvert au 42 rue de Douai le Cabaret de la Roulotte, pour y entendre dans un cadre cossu Ferny, Goudeau, Legay, Rictus, Louise France, Francine Lorée (Madame Xavier Privas), Lemercier et Odette Dulac qui y crée J’suis bête. »

Cabaret de la Feuille de Vigne (Le), à l’étage du Café La Nouvelle Athènes, 1896-????. Direction : Ludo (Pierre Trimouillat, Georges Tiercy, Paul Daubry). Chansonniers : Pierre Trimouillat, Georges Tiercy, Paul Daubry, Eugène Poncin, etc.

Cabaret de l’Enfer (Le), Cabaret du Ciel (Le), [et Le Cabaret du Néant, créé lui aussi en 1892 par Antonin au 34 bd de Clichy, 18°] 1896-1950, 53, Bd de Clichy 18°. Direction : Antonin. Chansonniers : il s’agit surtout de spectacles à thèmes : peu de chansonniers s’y produisent. Selon Christian Wacrenier : « Sur le boulevard de Clichy, au 53, Antonin, créateur du cabaret du Néant ouvrit en 1896 les cabarets voisins et complémentaires : le Ciel et l’Enfer ».

Trianon (Le) [Café-Concert], 1897-1898, 80, Bd Rochechouart. Direction : M. Chauvin. Chansonniers : Marcel Legay et autres. Selon Jean Buzelin : « Beaucoup plus intéressante, et qui fit quelque bruit, fut l’arrivée en force des chansonniers dans une vraie salle de spectacle, en l’occurrence le Trianon, à l’ombre de l’Élysée-Montmartre. Lancé avec publicités et affiches par Chauvin, avec une programmation confiée à Victor Meusy, Marcel Legay, Lemercier, Paul Delmet, Vincent Hyspa, Dominique Bonnaud, soit les grandes figures chansonnières de l’époque, Jules Moy, Eugène Poncin, Laurence Deschamps, etc., s’y retrouvent à l’affiche« .

Cabaret des Arts (Le) [deviendra Le Logiz de la Lune Rousse, cf. ci-après], 1898-1904, 36, Bd de Clichy, 18°. Direction : Gaston Sécot. Chansonniers : Xavier Privas, Jean Varney, Numa Blès, Georges Baltha et Dominique Bonnaud, tous en rupture des Quat ‘z’ Arts.

Alouette (L’) [ex-Al’Tartaine, Café-Concert. Direction : Taffin], (1899, ????), 88, Bd Rochechouart. Direction : Marcel Legay. Chansonniers : Marcel Legay, Gaston Couté, Fernand Dhervyl, Louise France, etc. Selon Jean Buzelin :  » Au 88 ont lieu les Soirées chantantes de À l’Tartaine (la Tartine) organisées par Taffin à partir de 1895. En 99, Gaston Couté y fait ses premiers pas, juste avant que l’établissement, repris par Marcel-Legay — encore ! — et Léo Lelièvre devienne brièvement le Cabaret de l’Alouette« . Selon Hervé David (hervedavid.fr) : « Al’ Tartaine (la Tartine), 88, boulevard Rochechouart, ouvert en 1895, qui donna des programmes chansonniers jusqu’en 1899. Gaston Couté y débuta, puis l’établissement prit le nom de « cabaret de l’Alouette », sous la Direction : artistique de Marcel Legay« .

Boite à Fursy (La), 1900-1929, 12, Rue Victor Massé [immeuble de l’ex-Chat Noir 2], puis, en 1902, 58, Rue Pigalle [immeuble de l’ex-Le Tréteau de Tabarin]. Direction : Fursy. Chansonniers : Fursy, Paul Delmet, Dominique Bonnaud, Albert Chantrier, Jean Varney, Georges Baltha, Gabriel Montoya, Jules Mévisto, etc.

Grillon (Le), 1900-1907, 20, rue Cujas ; puis 45, Bd Saint-Michel. Direction : Marcel Legay. Chansonniers : Marcel Legay, Yon Lug, Paul Delmet, Eugène Lemercier, Numa Blés, Victor Toural, etc. Selon Léon de Bercy : « Après l’Exposition, où il se produisit pendant quelque temps au Vieux-Paris, il monte, rue Cujas, le cabaret du Grillon, qu’il dirige encore actuellement« .

Muse Rouge (La), 1900-1911, Rue des Trois Bornes, 11°. Direction : Victor Méric et Maurice Doublier. Chansonniers : Jean-Baptiste Clément, Léon et Anne de Bercy, Mouret, Xavier Privas, Marcel Legay et Gaston Couté. Selon le site « Paris Révolutionnaire » : « En avril 1911, la Muse Rouge se constitue en association animée par Doublier ».

Logiz de la Lune Rousse (Le) [à la suite du Cabaret des Arts], 1904-1964, 36, Bd de Clichy, 18°, [puis en 1914, au 58 Place Pigalle, 9°]. Direction : Dominique Bonnaud et Numa Blés. Chansonniers : Dominique

Cabaret de la Purée (Le) [Cabaret éphémère], 1903-1903, Bd de Clichy, 18°. Direction : Eugénie Buffet et Léoplod Stevens. Chansonniers : Marcel Legay, Eugénie Buffet, etc.

Carillon 2 (Le), 1904-????, 30, Bd Bonne-Nouvelle, 10°. Direction : Martial Boyer. Direction : art. Marcel Legay. Chansonniers : Marcel Legay, Xavier Privas, Vincent Hyspa, Gabriel Montoya, Eugène Lemercier, Charles Fallot, Victor Tourtal, Gaston Perducet, Maurice Merall, Paul Daubry, Léon de Bercy, Emil Ronn, Francine Lorée, Blanche de Valfort, Delphin, etc. Selon un programme du « Carillon » : « Martial Boyer en directeur avisé, a engagé le barde Marcel Legay pour interpréter ses œuvres dans ses deux Cabarets « Les Noctambules » et « Le Carillon ». »

Grelot (Le), au premier étage d’un café, (????, ????), Place Blanche. Direction : ????.. Chansonniers :

6 réflexions au sujet de « Cabarets »

  1. Alain Papet

    Très intéressé par votre site et en possession de plusieurs documents sur les cabarets Montmartrois ( Montreur d’ombres et marionnettiste j’ai fais une collection « Chat Noir ») Dans votre liste vous parlez de la Boite à Fursy, j’ai un projet d’affiche pour une revue de ce cabaret dont j’aimerai situer la date et peut-être le contenu . Dans cette revue chantait un nommé GABIN est-ce le père de Jean GABIN ?
    Si vous me donnez une adresse mail je peux vous mettre une photo du document.
    Merci de l’attention que vous voudrez bien porté à ma demande.
    Cordialement
    A.P.

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    1. admin Auteur de l’article

      Merci de votre intérêt pour mon site et bravo pour votre collection. Si vous avez des documents sur lesquels figure le nom de Marcel Legay je serais bien sûr intéressé par en avoir une copie.
      Pour le Gabin de la « Boîte à Fursy », il y a peu de chance qu’il soit apparenté à Jean Gabin, de son vrai nom Jean-Alexis-Gabin Moncorgé.
      Je vais vous répondre directement par courriel.
      Bonne journée.
      Yves Bertrand.

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  2. admin Auteur de l’article

    Par contre, « la Boîte à Fursy » ayant vécu jusqu’en 1929, le « Gabin » de votre programme pourrait tout simplement être Jean Gabin lui même puisqu’il a débuté au Music-Hall, à 18 ans en 1922 ! A vérifier !

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  3. Daniel

    Le père de Jean Gabin; Ferdinand Gabin (1868-1933) était comédien et chanteur et a participé à la Cigale a plusieurs revues dont certaine d’Henry Fursy.
    Il a enregistré entre 1899 et 1907 divers disques et cylindres dont certain ont été réédités sur le double CD « Intégrale Jean Gabin – Anthologie Ferdinand Gabin » (Frémeaux FA029).

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