Actualité

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Juin 2022

♦ [Rédigé le 10 juin 2022].
• Encore une découverte sensationnelle : le seul disque du marché exclusivement consacré à Marcel Legay !

Ecoute, ô mon cœur, Louis Lynel Ecoute, ô mon cœur par Louis Lynel
Ecoute, ô mon cœur : Paroles de Marcel Legay.
Ecoute, ô mon cœur : couverture partition par Guibé.
Ecoute, ô mon cœur : couverture partition par Léandre.
Ecoute, ô mon cœur : Partition (Propriété de l’auteur : Marcel Legay).
Virelai d’Alsace, Louis Lynel Virelai d’Alsace par Louis Lynel
Virelai d’Alsace : Paroles de Louis Hérel.
Virelai d’Alsace : Couverture de partition par Balluriau.
Virelai d’Alsace : Partition (parue dans « La Bonne Chanson »).

Cette découverte, on la doit à Hervé David (Site), un des tout premiers contributeurs actifs du site Marcel Legay. Merci à toi Hervé.
Si l’on excepte les 2 CD produits par « Les Amis de Marcel Legay » (14 chansons de Marcel Legay et Marcel Legay, premier chansonnier de Montmartre), il n’existe aucun disque vinyle (78t, 45t, 33t) ou CD entièrement dédié aux chansons de Tonton Marcel.
Ce disque est donc réellement le seul disque du marché exclusivement consacré à Marcel Legay !
Le disque lui-même, maintenant…
Il s’agit d’un enregistrement fait par le baryton Louis Lynel, vers 1934, chez Ideal (12.728 [A.N.1028-29]). L’orchestre est placé sous la direction de Georges Briez.
Face A : Ecoute, ô mon cœur (paroles et musique de Marcel Legay), 1904.
En 1934, Louis Lynel a déjà enregistré cette chanson 5 ans auparavant chez Odéon (166.169, KI 2173). Il la reprendra 8 ans plus tard chez Pathé (PA 2107, CPT 5460).
Dans la présente version, la citation en introduction du P’tit Quinquin de Desrousseaux (citation qui se trouve de façon explicite dans la partition originale de Legay) retrouve sa forme originale de berceuse plutôt que d’être jouée par l’orchestre, ce qui lui confère un caractère plus authentique, donnant ainsi le ton général de l’interprétation claire, puissante et dynamique de Louis Lynel.
Seuls les couplets 1 et 3 sont chantés ici.
Face B : Virelai d’Alsace (parole de Louis Hérel, musique de Marcel Legay), 1896.
Quand Marcel Legay chantait cette chanson, le public était sous tension. On était alors, dans la France des années 1890, au paroxysme de la période « Rendez-nous l’Alsace et la Lorraine » et il faut dire que la chanson exprimait magnifiquement le dur quotidien du petit peuple alsacien tenu « en ses rudes genoux » par le « vainqueur gâté par la guerre ». Ici, « Noël », c’est l’espoir de la délivrance : « Quel présent aux enfants d’Alsace / Apportes-tu sous ton manteau ? / Noël ? ».
La musique de Marcel Legay, tragique à souhait, sublime la superbe poésie de Louis Hérel. Et quand Marcel, de sa voix claironnante de baryton, poussait les trois puissants « Noëls » finaux, l’assistance tétanisée retenait son souffle, dans un silence absolu, et ce silence se prolongeait quelques secondes encore après l’éclat du ré final, avant d’éclater en un immense bravo.
Les enregistrements de cette chanson sont rares et difficiles à écouter de par leur acoustique dégradée. Depuis l’enregistrement historique de Weber sur cylindre Pathé en 1902 et ses reprises sur Gramophone et Zonophone, on ne trouve guère que les interprétations d’Albers [Pathé, 1912] et de Payan [Gramophone, 1912].
Dans son interprétation (seuls les couplets 1 et 3 sont chantés ici), Louis Lynel ne nous donne qu’une petite idée de ce que devait être la chanson chantée par son créateur, d’autant plus qu’il s’est permis d’édulcorer le texte puissant et explicite du dernier couplet qui disait :

Le vainqueur gâté par la guerre,
Nous tient en ses rudes genoux,
Hélas ! qui pense encore à nous
A la frontière
Aux échos des clairons français
Sonnant là-bas sur quelque crête
Ici l’on pleure et l’on souhaite
Ce que tu sais

Et quand il est écrit : « Ici, l’on pleure et l’on souhaite /Ce que tu sais »,
on comprend mieux le sous-entendu transparent du titre : « Vire-les d’Alsace ! »

Mai 2022

♦ [Rédigé le 12 mai].
• Incroyable ! Six photos inédites de Marcel Legay, à ses débuts
Et moi qui pensais avoir répertorié toutes les photos de Marcel Legay, tout en me désespérant de n’en avoir trouvé aucune de son enfance ni même des débuts de sa carrière artistique !
Et bien, en voilà six d’un coup ! Dont trois datant de 1877, l’année où Marcel Legay a chanté La Favorite de Gaetano Donizetti au Grand Théâtre du Havre (il avait alors 26 ans).
C’est un amateur du site Marcel Legay — Martin Plais — qui  a  dans sa collection ces photos quasi-historiques. Il m’a fait l’immense plaisir de m’en faire des versions scannées de grande qualité et je l’en remercie chaleureusement.
Je viens de les rajouter sur le site : Photographies de Marcel Legay, les six premières photos.

Mais je ne peux pas résister au plaisir de vous montrer l’une d’entre-elles… Celle-ci a été prise par le photographe Angelo Caccia,  dont le studio était situé 126 boulevard de Strasbourg, Le Hâvre (à cette époque, on mettait encore l’accent sur le a).
Au dos, écrit de la main de Marcel Legay, on peut lire :
« Hommage de ma profonde amitié à Monsieur Paul Goutiere, Hâvre, le 17 mai 1977
Au bas de mon portrait, si j’osais vous écrire
Qui je suis, sans rougir, dans un pâle quatrain :
Pauvre d’esprit, ne sachant pas plus chanter que lire,
Et venu de rien, retournera sans rien.
Marcel Legay »

Avril 2022

♦ [Rédigé le 11 avril].
• Découverte d’une nouvelle chanson de Marcel Legay
On arrive encore à trouver, de temps à autre, la trace de chansons de Marcel Legay qui ne sont pas répertoriées dans ma liste « officielle » : Liste des Chansons de Marcel Legay »
La plupart du temps ces chansons me sont signalés par des amateurs du site (le champion en la matière étant Alain Renault) et je les rajoute alors à ma liste. La trace de la chanson peut être minimale, comme par exemple, la simple citation de son titre dans un article de journal. Parfois, avec un peu de chance, on a les paroles ; plus rarement les paroles et la musique.
Paroles et musique, c’est le cas de la chanson « Les Grands Lys Blancs » (Poème de Maurice Bouchel, musique de Marcel Legay) qui a été publiée dans la revue « La Bonne Chanson », N°79, datée de mai 1914, dix mois à peine avant la mort du compositeur.
Les Grands Lys Blancs_page 1
Les Grands Lys Blancs_page 2
C’est Madame Katell Mouazan qui à l’origine de cette belle découverte.
Je profite de l’occasion pour la remercier de sa contribution au Fonds Marcel Legay sous forme de divers documents et notamment plusieurs numéros de la revue « La Bonne Chanson » comportant des chansons de Marcel Legay.
Katell Mouazan est l’auteure du livre autoproduit  : « Enquête sur le véritable Théodore Botrel » (2018, ISBN 978-2-9564897-0-2, imprimé par Roudenn Grafik / Plouay), un ouvrage pour lutter contre l’image réductrice d’un chansonnier réactionnaire et cul béni qui colle à la peau de Théodore Botrel.

Février 2022

♦ [Rédigé le 22 février].
• Le teaser de la conférence du 17 mars, au musée Toulouse-Lautrec d’Albi, est en ligne sur YouTube
Sur YouTube, le teaser de la Conférence « Les chansonniers des cabarets artistiques au temps de Toulouse-Lautrec »

♦ [Rédigé le 16 février].
• Annonce : Jeudi 17 mars, au Musée Toulouse-Lautrec d’Albi, Conférence : 
« Les chansonniers des cabarets artistiques au temps de Toulouse-Lautrec »
Yves Bertrand
Jeudi 17 mars 2022, 18h30
Auditorium, Musée Toulouse-Lautrec, Palais de la Berbie, Place Sainte-Cécile, Albi

Présentation avec illustration musicale. Avec diffusion d’enregistrements de chansons d’Aristide Bruant, Marcel Legay, Yvette Guilbert, Paul Delmet, Eugénie Buffet, Théodore Botrel, Gaston Couté chantées par Damia, Edith Piaf, Georges Brassens, Cora Vaucaire, Serge Gainsbourg, etc. ). Autour de reproductions d’œuvres de Toulouse-Lautrec, bien sûr, mais aussi de Leroux, Ibels, Steinlen, Willette, Léandre, Grün, Dépaquit, etc.
À la fin du XIXe, en réaction à la chanson de café-concert jugée abêtissante se développe un mouvement de défense de la « Bonne Chanson » qui se matérialisera par l’avènement des cabarets artistiques. Né sur la Butte Montmartre, ce concept nouveau de textes poétiques avec mise en musique dédiée donnera naissance à un mouvement — la chanson de cabaret — qui se prolongera au XXe siècle avec la chanson réaliste, les cabarets de Saint-Germain et culminera avec nos grands auteurs-compositeurs francophones.
… Tout commence, en 1881, avec le Chat Noir du bonimenteur Rodolphe Salis et de l’hydropathe Émile Goudeau
Programme des conférences du jeudi du Musée Toulouse-Lautrec

Janvier 2022

♦ [Rédigé le 3 janvier].
• Mise en ligne sur la chaîne YouTube « Les chansons de Marcel Legay » d’une vidéo d’exception
«L’heure du Rendez-vous » chantée par Mathé Altéry

Cette vidéo est tout à fait inédite du fait de la rareté de sa bande son.
A ce jour, on ne connaît aucune interprétation commercialement éditée de la chanson « L’heure du rendez-vous » dont Marcel Legay a écrit les paroles et la musique en 1878, soit trois ans avant l’avènement du Chat Noir, le tout premier cabaret artistique montmartrois.
A une époque où le disque n’existait pas encore, la partition de cette chanson, plusieurs fois rééditée en grands- et petits-formats, a assuré la popularité du chansonnier auprès d’un public de plus en plus large, à Montmartre, puis à Paris, puis dans la France entière.
Elle est ici superbement chantée par la voix cristalline de Mathé Altéry, enregistrée pour l’émission « Marcel Legay chansonnier de la Belle Epoque », diffusée en 1956 sur les ondes de la « TSF ».
Mademoiselle Mathé Altéry aura 95 ans en 2022. Cette vidéo lui est respectueusement dédiée.

Décembre 2021

♦ [Rédigé le 24 décembre].
• Mise en ligne d’un document exceptionnel

Je viens de me décider à mettre en ligne l’enregistrement de l’émission de la RTF (Radiodiffusion-Télévision Française) diffusée en 1956 :
« Marcel Legay, chansonnier de la Belle Epoque ».
C’est une archive de l’INA que j’ai dans mes cartons depuis 2017 mais que je n’avais pas encore rendue accessible sur le site.
Il s’agit là d’un document sonore tout à fait exceptionnel. On y entend le chansonnier Georges Millandy qui a bien connu Marcel Legay, mais surtout Guy Berthet (mon oncle), neveu du maître. Les chansons, dont l’une est complètement inédite au disque, sont interprétées en direct dans le studio par rien de moins que Marcel Nobla, Yvonne Darle, Aimé Doniat et Mathé Altéry.
L’émission, qui dure 35 minutes, contient des enregistrements complètement inédits et quelques perles, notamment, L’Heure du rendez-vous, une rareté superbement chantée par Mathé Altéry.
Marcel Legay à la RTF en 1956

♦ [Rédigé le 6 décembre] {ATTENTION : CHANGEMENT DE DATE}.
• Annonce — Le 19 mai  17 mars 2022, au Musée Toulouse-Lautrec d’Albi
Les chansonniers des cabarets artistiques au temps de Toulouse-Lautrec
Yves Bertrand
Jeudi 19 mai 17 mars 2022, 18h30
Auditorium, Musée Toulouse-Lautrec, Palais de la Berbie, Place Sainte-Cécile, Albi
Présentation avec illustration musicale. Avec diffusion d’enregistrements de chansons d’Aristide Bruant, Marcel Legay, Yvette Guilbert, Paul Delmet, Eugénie Buffet, Théodore Botrel, Gaston Couté chantées par Damia, Edith Piaf, Georges Brassens, Cora Vaucaire, Serge Gainsbourg, etc. ). Autour de reproductions d’œuvres de Toulouse-Lautrec, bien sûr, mais aussi de Leroux, Ibels, Steinlen, Willette, Léandre, Grün, Dépaquit, etc.
À la fin du XIXe, en réaction à la chanson de café-concert jugée abêtissante se développe un mouvement de défense de la « Bonne Chanson » qui se matérialisera par l’avènement des cabarets artistiques. Né sur la Butte Montmartre, ce concept nouveau de textes poétiques avec mise en musique dédiée donnera naissance à un mouvement — la chanson de cabaret — qui se prolongera au XXe siècle avec la chanson réaliste, les cabarets de Saint-Germain et culminera avec nos grands auteurs-compositeurs francophones.
… Tout commence, en 1881, avec le Chat Noir du bonimenteur Rodolphe Salis et de l’hydropathe Émile Goudeau
Programme des conférences du jeudi du Musée Toulouse-Lautrec