Le bleu des bleuets

Le bleu des bleuets (Edmond Haraucourt, Marcel Legay) — 1892. Paroles. Partition.
Attention : le lien « Partition » ci-dessus reproduit un extrait de Paroles & Musique (Un Siècle de Chansons Françaises, 301 chansons françaises de 1879 à 1919, CSDEM, 2003) dans lequel les paroles sont attribuées, à tort, à Paul Marrot !!!

Une jolie bluette (c’est le cas de le dire !) bucolique, légère et sans prétention qui, de par la magie de l’harmonie entre la poésie d’Edmond Haraucourt et la musique de Marcel Legay, est devenue un véritable succès populaire à la fin des années 1900. On y trouve de délicieuses tournures poétiques (« l’or du soleil morne et sévère » ; « dans les blés blonds courons ma mie » ; « avec une grâce endormie ») toujours admirablement servies par la musique du maître. J’ai répertorié 11 versions enregistrées de cette chanson, dont deux introuvables hors Bibliothèque Nationale (Blanche Féline, Marcel Nobla).
Je propose ici quelques unes des versions les plus représentatives avec mes commentaires, forcément subjectifs !

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Le bleu des bleuets par Georges Brassens Georges Brassens, 1980. Tonton Georges chantant les chansons de sa jeunesse. Bel accompagnement de piano. Très belle version. Merci tonton.

Le bleu des bleuets par Colette Renard Colette Renard, 1961.
Une version très orchestrée (trop ?) avec la voix chaude de Colette Renard.

Le bleu des bleuets par Jean Lumière Jean Lumière, 1958. Un rien compassé ? Mais belle voix, belle prononciation à la française (ah ! les « bleu-haie »).

Le bleu des bleuets par Mathé Altéry Mathé Altéry, 1957. Mathé Altery était chanteuse lyrique : une belle version lyrique !

Le bleu des bleuets par Yvonne Darle Yvonne Darle, 1950. En direct au Lapin Agile : une référence.

Le bleu des bleuets : André Pasdoc André Pasdoc, 1939.

Le bleu des bleuets : Anne Sandrine Anne Sandrine, 1960.

Le bleu des bleuets : Jacques Lantier Jacques Lantier, 1978.

Une réflexion au sujet de « Le bleu des bleuets »

  1. Le Hall de la chanson

    La version de Georges Brassens est effectivement très belle, mais au prix de grandes transformations de la mélodie originale de Legay.
    Parmi les versions ici aimablement proposées, celle qui est au plus prêt (en fait la seule qui reste proche) de l’arrangement original de Legay est celle de Jean Lumière.
    Merci en tout cas pour cette opportunité d’écoute comparative intéressante !

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