Trouvailles

Sur cette page, des histoires, des anecdotes, des évènements, des articles, etc. liés, de près ou de loin, à Marcel Legay. Ces trouvailles seront publiées sans classement spécifique, au rythme de mes découvertes sur la Toile et dans les archives du Fonds Marcel Legay (et notamment la Mystérieuse Malle angevine).
Pour chaque « trouvaille », cliquez sur le lien pour ouvrir le PDF correspondant.

[Rédigé le 10 mai 2019].
Marcel et les « Mimi »
Le Conservatoire Populaire Mimi Pinson est une expérience extraordinaire d’éducation populaire. Créé en 1903 par le compositeur Gustave Charpentier, auteur de l’opéra à succès « Louise », ce conservatoire populaire fonctionnera jusqu’à l’avènement de la deuxième guerre mondiale.
En ce début de XXe siècle où les idées humanistes fleurissent, l’idée de Charpentier est de donner aux jeunes ouvrières (essentiellement les midinettes parisiennes et les cousettes des ateliers du textile et de la mode) accès à une culture artistique dont seules les jeunes filles issues de la bourgeoisie pouvaient jusqu’alors profiter. L’objectif primordial  de Gustave Charpentier était de défendre un droit à la beauté pour tous.
Vous avez dit culture populaire ? Vous avez dit Bonne Chanson ? Vous avez dit engagement pour une bonne cause ? Marcel Legay, ami de Gustave Charpentier, ne pouvait qu’applaudir des deux mains et s’engager pleinement dans cette aventure comme professeur de chansons lyriques et populaires. Et c’est ce qu’il fera, douze années durant, jusqu’à sa mort, enseignant l’art de chanter à ses « Mimi Pinson », participant à plus d’une vingtaine de concerts et tournées avec elles et animant le tout de sa bonne humeur contagieuse.
Marcel et les « Mimi »

[Rédigé le 2 mai 2019 – Complété et corrigé le 29 mai (en rouge)].
Sur un portrait de Marcel Legay, par Paul Romilly 
Jean-Marie Corbet est un spécialiste de l’œuvre de Paul Romilly. Il organise des conférences, des expositions et des concerts autour de son œuvre. Il m’a envoyé, en 2016, la poésie de Paul Romilly intitulée « Sur un portrait de Marcel Legay » (cf. lien ci-après) en précisant : « Ce poème figure page 140 dans le recueil Muse et Musette de Paul Romilly paru en 1899. A quel portrait de Legay, Paul Romilly fait-il référence ? Il ne le précise pas. Celui-ci, par Steinlen, correspond plutôt bien au poème, mais ce n’est qu’une hypothèse. Qu’en pensez-vous ? »
Ma réponse est que vous avez tout à fait raison.
Et bien, non ! Je me trompe. Alain Renault, lecteur attentif du site, s’il en est, pense que le tableau auquel le poème de Romilly fait référence est le « Portrait de Marcel Legay en Cyrano » peint par Manuel Gonzalez Mendez. Pour étayer cette thèse, il souligne trois éléments : (i) le poème est dédié à Mendez, (ii) le deuxième vers fait référence à la main tenant « la cape drapée », cape drapée qui ne figure que sur le portrait par Mendez et (iii) la mention à la chanson « Tu t’en iras les pieds devant », de Maurice Boukay et Marcel Legay, assez  insolite ici, figure à la fois sur le tableau et dans le poème.
C’est imparable : Alain Renault a raison.
Pour illustrer cette correspondance entre la poésie « Sur un portrait de Marcel Legay »  de Paul Romilly et le « Portrait de Marcel Legay en Cyrano » par Manuel Gonzalez Mendez,  cliquez sur le lien ci-dessous.
Sur un portrait de Marcel Legay

[Rédigé le 23 mai 2017].
« IL » 
Encore un des trésors de la Malle angevine ! On est en 1900, le 14 avril l’Exposition Universelle va être inaugurée par le président Emile Loubet. Dans un style journalistique un rien ampoulé, typique de la presse littéraire de la Belle Epoque, l’échotier Antoine Lugnier livre dans la Revue  « Tout Lyon » sa vision de la célébrité de Marcel Legay. Ce dernier est alors au sommet de son art de compositeur-chanteur bien que deux de ses chansons les plus célèbres restent encore à écrire : Ecoute, ô mon cœur (1904) et Va danser (1905). 
Un article d’Antonin Lugnier

[Rédigé le 24 décembre 2016].
Jules Lafforgue fan de Marcel Legay 
Dans la revue bimensuelle L’Avenir Artistique du 1er mai 1897, Jules Lafforgue nous livre une vision éblouie de Marcel Legay interprétant Tu t’en iras les pieds devant, chanson issue du recueil « Chansons Rouges » du tandem Boukay-Legay. Ne connaissant cette chanson qu’à travers ses versions enregistrées (Simone Bartel, Georges Brassens, Jacques Palliès), on a du mal, de nos jours, à imaginer ce que pouvait être cette interprétation terrifiante de Marcel Legay qui scotchait littéralement toute l’assistance. Jules Lafforgue n’est pas le seul à rapporter ces séances d’anthologie. Le chansonnier Théodore Botrel écrit : « … dans cette dernière [Tu t’en iras les pieds devant], il était tragiquement beau et nul ne pouvait entendre claironner sa grande voix sans frissonner d’épouvante, comme si elle eût été une avant-courrière de la trompette du jugement dernier, Tu t’en iras les pieds devant ! Brr ! »
Un article de Jules Lafforgue

[Rédigé le 14 décembre 2016].
Les becs-salés
On boit bien à Montmartre en 1883, et notamment chez les « Becs-Salés » ! Bon, ce n’est pas vraiment un scoop que publie là le quotidien Gil Blas du 23 juin 1883, mais ça nous permet tout de même de faire connaissance avec La Chanson des Becs-Salés du tandem Gérault-Richard/Legay que Tonton Marcel beuglera dans les rues de Saint-Cloud. Et de voir au passage le p’tit père Hugo servir du champagne à la joyeuse troupe…
Les becs-salés

[Rédigé le 31 juillet 2016].
La Chanson de Rousseau.
La savoureuse histoire de La Chanson de Rousseau ou comment, dans le Montmartre du début des années 1900, un chansonnier chauve-chevelu, avec la complicité d’un ami vrai faux-chinois, essaie d’extorquer de quoi boire un coup à un cabaretier philosophe-poète sous les yeux — et le crayon — d’un improbable caricaturiste-comédien futur acteur de pièces à scandale, le tout sur fond de chiromancie.
La Chanson de Rousseau